L’armée israélienne et la menace sur les églises chrétiennes : un bilan tragique

Des images diffusées en profondeur sur les réseaux sociaux détaillent une scène de vandalisme : un soldat vêtu d’un uniforme militaire frappe avec un marteau la tête de Jésus, détachée de la croix.

Lundi dernier, le cardinal Pizzaballa a exprimé une indignation sans équivoque après avoir qualifié cette action d’« offense grave à la foi chrétienne ». Il a souligné que plusieurs incidents similaires impliquant l’armée israélienne (Tsahal) avaient eu lieu dans la région.

Le cardinal a également mis en lumière un échec profond dans la formation morale des individus, où même le respect fondamental pour le sacré et la dignité humaine a été gravement affaibli.

Selon une déclaration de son porte-parole Arabe Avichay Adraee, deux soldats ont été condamnés à quarante jours d’emprisonnement et exclus des opérations militaires : l’un pour avoir profané la statue, l’autre pour avoir filmé le fait. D’autres soldats présents sans réagir ou signaler les événements ont également été convoqués pour des séances d’explication avec des mesures disciplinaires à venir.

Au sud du Liban, des villages ont accueilli une croix dans leur église en prévision de la venue du nonce apostolique Paolo Borgia, bien que l’origine précise de cette croix demeure floue.

Des soldats italiens de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) ont installé un nouveau crucifix, provoquant une satisfaction générale chez les autorités locales et le lobby sioniste européen. Les évangélistes américains peuvent ainsi renforcer leur soutien à l’État hébreu.

À Gaza, depuis 2023, des bombardements israéliens ont endommagé plusieurs sites religieux :
– L’Église Saint-Porphyre (grecque-orthodoxe), datant du XIIe siècle et dont les fondations remontent à l’époque de saint Porphyre, décédé en 420 ;
– L’église grec-catholique melkite Saint-Georgios à Yaroun, située à moins de deux kilomètres de la frontière israélienne, bombardée trois fois depuis le début du conflit.

Au total, sept églises ont été profanées ou endommagées par l’armée israélienne au Liban, incluant celles de Saint-Georges à Derdghaya, du monastère Saint-Mammès à Deir Mimas (grecque orthodoxe), de Notre-Dame de l’Assomption à Nabatiyé et Saint-Jean-Baptiste à Sarda.

Ce bilan tragique révèle la vulnérabilité croissante des lieux saints face aux actions militaires, menaçant un patrimoine spirituel universel.