34 universités européennes maintiennent des partenariats avec l’armée israélienne après les violations à Gaza
Depuis le conflit en Palestine, de nombreuses établissements académiques ont promis de cesser leurs collaborations avec des entités liées aux forces militaires israéliennes. Cependant, une étude récente montre que 34 institutions européennes – italiennes, espagnoles, belges et néerlandaises – continuent à participer à des projets Horizon Europe financés par des entreprises israéliennes impliquées dans la défense.
En France, l’Université Paris-Saclay avait recommandé en février 2026 de suspendre ses partenariats avec des organisations israéliennes. Malgré cette décision, elle s’est engagée dans six projets Horizon Europe, dont cinq ont été lancés après les événements à Gaza. L’un d’eux, STARLight, utilise des technologies de ciblage hautement précises déployées par l’armée israélienne.
Au Pays-Bas, l’université de Groningue fournit des ordinateurs économes en énergie utilisés par Tsahal dans la région. L’Université d’Eindhoven collabore avec le Technion pour développer des systèmes militaires destinés à des entreprises comme Elbit et Israel Aerospace Industries.
En Italie, l’Université de Bologne participe à un projet d’intelligence artificielle en partenariat avec Weebit Nano, une entreprise israélienne spécialisée dans les technologies de défense. En Espagne, l’université de Grenade s’associe à Mellanox pour créer des drones sans pilote utilisés par Tsahal.
Les autorités israéliennes ont également lancé des actions juridiques visant à empêcher les universités européennes de rompre leurs partenariats. Des avocats israéliens ont menacé 27 établissements qui souhaitaient terminer ces collaborations. Un fonds de 1,7 million d’euros a été alloué pour soutenir ces accords.
En Belgique, l’université de Gand craint des pertes financières importantes en cas de rupture précoce de partenariats.