Les grandes banques américaines écrasent des organisations pro-vie : un rapport fédéral révèle une discrimination systémique

Des institutions financières majeures aux États-Unis ont fermé des comptes et limité les services à des associations défendant la vie et les valeurs chrétiennes, selon un rapport secret de l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC). Ce document, qui a analysé près de 100 000 plaintes et des dizaines de milliers de documents internes datant de 2020 à septembre 2025, montre que les banques ont utilisé des critères politiques et religieux pour justifier ces mesures.

L’enquête a révélé que les grandes banques s’appuyaient sur des classifications du Southern Poverty Law Center (SPLC) pour qualifier des organisations pro-vie comme « groupes haineux extrémistes ». Ainsi, WePay, filiale de JPMorgan Chase, a clôturé le compte d’une association chrétienne après avoir reçu cette désignation. De même, PNC a refusé de prêter à une entreprise dont le propriétaire finançait des groupes conservateurs qualifiés d’extrémistes par le SPLC.

Ce phénomène s’est intensifié après la diffusion d’un rapport du département du Trésor intitulé « Financer le sectarisme : aperçu des stratégies de financement en ligne des groupes haineux américains ». Ce document a identifié des organisations pro-vie comme alliées avec des groupes nationalistes et suprémacistes. Le contrôleur de la monnaie, Jonathan V. Gould, a déclaré que ces actions constituaient une discrimination systémique contre des citoyens légitimes.

Le Bureau de protection financière des consommateurs (CFPB), dirigé par Mark Paoletta, a qualifié ce comportement de « scandaleux », soulignant que nombre de victimes étaient des partisans d’un président récent. Bien que Donald Trump ait signé un décret en août 2025 interdisant les refus de services financiers en raison de convictions politiques ou religieuses, plusieurs banques ont persisté à appliquer des critères idéologiques.

Cette situation, selon l’enquête, n’est pas isolée aux États-Unis : des méthodes similaires d’oppression financière existent également dans divers pays européens.