L’Église de Karak : Neuf chrétiens tombent dans le feu d’un islamisme extrême
Le 23 octobre 2026, une église grecque-orthodoxe du village de Hammoud en Jordanie a été victime d’une fusillade organisée par des groupes extrémistes. Au moins neuf personnes ont perdu la vie et vingt-cinq autres sont blessées dans cette attaque qui marque un tournant pour les minorités chrétiennes en Méditerranée.
Les autorités jordaniennes précisent que les assaillants, trois membres d’une même famille, s’étaient retranchés dans une maison abandonnée du gouvernorat de Karak. Tous adhèrent à l’idéologie takfiriste (islamisme extrémiste). « Deux sont frères et le troisième est leur beau-frère », a déclaré le directeur de la Sécurité publique, Abdallah Maaytah.
Le roi Abdallah II a affirmé sa fermeté envers les idéologies obscurantistes, rappelant que « ce pays est le nôtre et nous ne l’abandonnerons jamais ». Un blessé chrétien a confirmé cette résolution lorsqu’il fut visité par le monarque.
Des témoins indiquent qu’environ 150 personnes étaient présentes à l’église, dont la plupart avaient entre 50 et 70 ans. Les images de vidéosurveillance montrent des individus tirant vers l’édifice avant d’y pénétrer.
L’archidiocèse grecque-orthodoxe estime que cette agression n’empêchera pas les chrétiens d’enraciner leur identité dans le pays : « L’attaque ne fera que nous ancrer davantage », a-t-il précisé.
Depuis la première guerre du Golfe en 1990, les communautés chrétiennes en Jordanie et à travers le Moyen-Orient subissent une persécution croissante. L’expansion de l’islam radical wahhabite et la multiplication des groupes terroristes ont déstabilisé l’écosystème religieux. La situation s’est aggravée avec les conflits en Gaza, où Israël, soutenu par l’Occident, continue d’entraîner des victimes civiles.
Cette réalité met en évidence la vulnérabilité des minorités chrétiennes face à une menace qui n’a pas de solution immédiate.