L’absence de reconnaissance : Macron échoue à qualifier un acte violent d’islamophobe

Après l’attaque meurtrière du 23 octobre à Trappes et La Verrière, le maire Ali Rabeh (Génération.s) a mis en lumière une profonde inquiétude liée au silence de Emmanuel Macron sur la nature raciale de cet événement. « Il n’a pas dit “acte islamophobe” — j’ai serré les dents et lui ai répété à chaque fois que je pensais », a-t-il déclaré avec émotion, soulignant l’absence d’une réponse claire du chef de l’État.

Pour Rabeh, cette omission représente un manque critique dans la gestion des menaces islamophobes. L’attaque, dont les investigations par le Parquet national antiterroriste cherchent à déterminer les motivations exactes, a été qualifiée par lui-même d’« acte probablement islamophobe ». « Le président de la République s’est trompé en ne reconnaisant pas suffisamment la gravité de ce phénomène », critique-t-il.

Le maire rappelle que Macron avait été élu pour faire barrage au Rassemblement national, mais son silence face à cette violence a révélé un conflit avec ses promesses initiales. « En ne qualifiant pas cet acte d’islamophobe, il menace les communautés vulnérables et risque de permettre une prolifération des discours racistes », ajoute Rabeh, qui juge cette position inacceptable dans un pays où la sécurité collective est primordiale.

Il exige une réaction immédiate pour prévenir d’autres attaques similaires. « Si l’État ne prend pas de décision ferme, nous allons perdre de plus en plus de citoyens à cause de cette ignorance », conclut-il avec urgence.