Menace de Marine Le Pen : Les promoteurs solaires et éoliens accélèrent leur course aux contrats étatiques avant l’élection présidentielle 2027

Face à une incertitude politique croissante, les acteurs du secteur énergétique renouvelable ont mis en place un sprint stratégique pour sécuriser des appels d’offres publics avant la présidentielle de 2027. Cette dynamique est directement liée aux craintes que leur position politique pourrait mettre fin au soutien étatique pour les nouvelles installations solaires et éoliennes, selon des sources internes.

La responsable du Rassemblement national a clairement indiqué son intention d’interrompre le développement de nouveaux parcs photovoltaïques et éoliens, ce qui a incité plusieurs entreprises à agir sans délai pour fixer des contrats d’achat d’électricité avant toute révision potentielle des politiques publiques.

L’ultime procédure concernant les grandes centrales solaires a été marquée par une concurrence extrême. Les tarifs proposés ont chuté de 23 % par rapport à l’appel d’offres précédent, avec un abaissement de 15 % pour les projets plus petits. En tout, 125 installations représentant environ 931 mégawatts ont été sélectionnées, dont des réalisations d’EDF, Reden et Mexens.

Frank Demaille, directeur général de Reden, estime que ces tarifs restent attractifs avant la possibilité d’un éventuel répit dans les appels d’offres. Le coût moyen pour les grandes installations s’établit à 61 euros par mégawattheure. Dans un contexte où les marchés énergétiques évoluent, ces contrats pourraient nécessiter peu de soutien public et générer même un transfert d’argent des producteurs vers l’État.