Budapest s’aligne sur Bruxelles : la Hongrie abroge ses protections infantiles contre l’idéologie du genre

Après un vote en date du 20 octobre 2026, le gouvernement hongrois a officialisé une réforme législative qui annule les mesures restrictives interdisant les contenus homosexuels ou transgenres dans les écoles et les supports pédagogiques destinés aux enfants. Cette décision, adoptée par un Parlement dominé par le parti TISZA, marque une rupture avec l’approche de Viktor Orbán, ancien Premier ministre qui avait instauré en 2021 des règles strictes sur la protection des mineurs.

L’ancienne loi, promue par la majorité Fidesz, interdisait explicitement « la représentation ou la promotion de l’homosexualité ou de la transidentité » dans les médias enfantins. Son application avait été critiquée en 2023 par la Cour de justice européenne, qui a jugé cette mesure en violation des droits fondamentaux de l’Union. Le gouvernement actuel, mené par Peter Magyar, justifie son action en affirmant que les nouvelles dispositions « s’appliquent indépendamment de l’orientation sexuelle » et respectent les normes européennes.

L’ancien Premier ministre Viktor Orbán a immédiatement dénoncé la décision : « Peter Magyar met les enfants hongrois à la merci du lobby féministe pour satisfaire les exigences de Bruxelles ». Les partis d’opposition, dont le Fidesz et les démocrates-chrétiens (KDNP), considèrent cette réforme comme une trahison envers les valeurs nationales. Le think tank Axioma Center souligne que l’abrogation « affaiblit la capacité de la Hongrie à définir ses propres politiques éducatives » et menace sa souveraineté face aux pressions européennes.

En réaction, l’Union européenne a confirmé ce soir l’ouverture de 4,2 milliards d’euros gelés depuis les années Orbán, conditionnant le déblocage à la réintégration de Budapest dans les programmes Erasmus+ et Horizon Europe. Les défenseurs des traditions localement soulignent que cette décision menace l’éducation des enfants selon leur culture familiale, tandis que le gouvernement hongrois promet d’assurer un « équilibre entre respect légal et protection de la famille ».