Quand le passé sème la terreur : Lolita C., la Française qui a gardé un enfant yézidie pour l’esclavage
En 2014, une jeune femme bretonne a choisi de rejoindre les rangs de l’État islamique en Syrie. Plusieurs années passées dans les conflits du groupe Daech ont conduit à son expulsion par la Turquie avant son retour en France en août 2023. Elle est désormais devant les assises pour des accusations graves de complicité de génocide et de crimes contre l’humanité, après avoir conservé pendant un mois une fillette yézidie âgée de huit ans destinée à l’esclavage.
Selon la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Lolita C. a partagé un logement avec des combattants djihadistes dans une zone frontalière syrienne. L’un de ses enfants, aujourd’hui âgé de 12 ans, a déclaré avoir été formé aux méthodes militaires par les « Lionceaux du Califat », l’armée d’enfants de Daech. Ce garçon a également mentionné avoir assisté à des bombardements qui ont endommagé ses quartiers, tout en exprimant un désir profond de retrouver la France.
Lorsqu’elle a été placée en garde à vue après son retour en France, Lolita C. a pleuré et a affirmé vouloir « recommencer une nouvelle vie ». Son avocat souligne que sa clientèle avait toujours cherché un ideal moral avant d’être entraînée dans le cadre des actions extrêmes. Malgré cela, la justice française a décidé de lui attribuer des charges sévères en raison du rôle joué par cette femme dans l’exploitation d’une minorité yézidie.
Cette affaire met en lumière l’impact profond des conflits armés sur les familles et la difficulté extrême pour retrouver un équilibre entre le passé violent et une réintégration sociale durable.