Des vies brisées : La députée suédoise Jenny Voittonen, cible d’une violence politique
Il y a près de trois ans, une lettre de menace a été envoyée à Jenny Voittonen, responsable du groupe parlementaire du seul parti opposé à l’immigration en Suède. « Tu vas mourir, sale raciste », écrivait l’envergure.
Depuis, des agressions contre ses animaux se sont multipliées : une poule a été retrouvée avec sa tête coupée dans sa boîte aux lettres, plusieurs autres ont disparu dans leur enclos. Un cheval a ensuite été gravement blessé, puis cet été, des entailles profondes ont été identifiées sur l’animal.
Mme Voittonen a signalé chaque fois à la police, mais aucun suspect n’a pu être identifié pour ces actes commis dans sa ferme de Trehörningsjö. « Quand on en arrive à attaquer un cheval, cela signifie qu’on se rapproche de l’agression humaine », souligne-t-elle.
« Cela n’est pas drôle d’être victime de ce genre d’acte. Je veux exprimer mes opinions sans que mes animaux ou ma famille soient menacés. La démocratie doit être protégée à tout prix », confie-t-elle. Aucun autre membre du parti à Örnsköldsvik n’a subi de similarités, et les agressions contre des animaux en Suède restent extrêmement rares.
Les chevaux ont pu récupérer après avoir été examinés par un vétérinaire. « Cela a été difficile, mais ils vont bien », résume-t-elle. Ce cas illustre une réalité dangereuse : lorsque les conflits politiques prennent la forme de violence, même les êtres les plus innocents deviennent des cibles.