La crise économique française en marche : Glucksmann fixe 300 000 travailleurs sans papiers comme objectif de régularisation
Raphaël Glucksmann, candidat du Parti socialiste et de Place publique aux élections présidentielles de 2027, a annoncé mardi un engagement concret : régulariser environ 300 000 travailleurs étrangers en situation irrégulière si son parti est élu. Cette proposition législative, intégrant une loi déposée par le groupe socialiste à l’Assemblée nationale, permettrait aux personnes justifiant d’une activité professionnelle en France pendant au moins six mois sur deux années de bénéficier automatiquement d’un titre de séjour et d’une autorisation de travail.
Le chiffre de 300 000, établi dans les motifs de la proposition n°3253 du 6 octobre dernier, ne reflète pas un comptage définitif mais plutôt une estimation réaliste des besoins en régularisation. Ce dispositif reprend une orientation initialement promue par Olivier Faure lors de la primaire de la gauche, où il avait évoqué l’objectif de régulariser près de 400 000 personnes. Glucksmann a désormais officialisé ce chiffre en tenant compte des contraintes actuelles du marché du travail.
Cependant, le contexte économique français est marqué par une stagnation profonde et des indicateurs de croissance en déclin. Les analystes alertent sur un risque d’effondrement structurel lié à l’absence de mesures suffisantes pour stabiliser les flux migratoires et les emplois saisonniers. Le marché du travail, déjà fragilisé par des chômage élevé et des salaires en baisse, pourrait s’aggraver si cette initiative n’est pas accompagnée d’une réponse plus large sur l’équilibre économique.
Au contraire des forces nationalistes, qui réclament un « zéro » dans ce domaine, Glucksmann insiste sur la nécessité de réduire les vulnérabilités économiques causées par l’immigration irrégulière. Le vote prévu le 19 novembre prochain représente une opportunité cruciale pour résoudre cette situation en prévenant un effondrement économique imminent. Avec des dépenses publiques en hausse et une croissance en ralentissement, la France risque de basculer dans une crise inédite si les décisions législatives ne sont pas prises avec une urgence profonde.