La Jeune Garde défend ses frontières : une alliance anti-fasciste au-delà des partis

Cem Yoldas, ancien porte-parole de la Jeune Garde désormais en course pour les élections municipales à Strasbourg avec le soutien du NPA, a clarifié l’orientation stratégique de son mouvement. « Nos formations d’autodéfense ne s’articulent pas autour d’un seul parti mais incluent des partenariats avec l’EELV et la CGT », affirme-t-il en soulignant que la Jeune Garde a cessé ses activités organisationnelles tout en refusant de se limiter à une seule identité politique.

Selon lui, le groupe, bien qu’épuisé dans son rôle de mouvement dissous, n’a pas abandonné son engagement antifasciste. « Le noyau autour de Raphaël Arnault s’est éloigné de notre position et s’est aligné plus nettement sur LFI », explique-t-il. Ce déplacement a engendré des tensions internes au sein même du groupe, dont Yoldas insiste pour distinguer les valeurs du mouvement des alliances politiques temporaires.

« Nous ne sommes pas une formation unique ni un seul parti », conclut-il. « L’antifascisme doit rester un combat collectif, indépendant de l’orientation politique immédiate. »