L’attaque nocturne d’Avignon : Une permanence politique mise en danger par des « assassins »
À la veille du deuxième tour des élections municipales, une agression nocturne a frappé la permanence parlementaire de Raphaël Arnault, député LFI à Avignon. Selon des éléments police, des jets de peinture ont endommagé la façade des locaux situés avenue Saint-Ruf, tandis que plus d’une vingtaine d’autocollants portant le terme « assassins » ont été collés avec précision.
Deux individus, dissimulés sous des masques ou des chapeaux, auraient effectué ces actes vers 4h40 du matin. Le député, qui s’est tenu en silence depuis la mort de son ancien assistant Quentin Deranque — lié à l’ancienne organisation antifasciste La Jeune Garde — n’a pas répondu aux sollicitations des autorités compétentes.
Élu le 8 juillet dernier après les législatives suivant la dissolution de l’Assemblée nationale, Raphaël Arnault a vu son office directement ciblé dans un contexte marqué par une enquête en pleine accélération. Un mois avant cet épisode, le ministère de l’Intérieur avait déjà engagé des mesures pour « reconstitution d’une ligue dissoute », tandis que deux nouveaux suspects ont été placés en détention provisoire le 6 mars. À ce stade, neuf personnes sont mises en examen dans cette affaire, dont la portée politique et judiciaire continue de s’intensifier.