L’homonationalisme en action : pourquoi une partie de la communauté LGBT s’engage pour le RN ?
Un sondage récent réalisé par une agence de recherche indique que 32 % des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et trans expriment l’intention de voter pour le parti National Rally lors de l’élection présidentielle prévue en 2027. Jordan Bardella s’impose comme candidat phare avec un taux d’intentions de vote de 27 %.
Ce phénomène émerge dans un cadre conceptuel nommé « homonationalisme », qui revendique que les populations immigrées, racisées ou musulmanes soient perçues naturellement comme des menaces pour les personnes LGBTQ+. Selon cette logique, l’Occident est présenté comme le seul espace où ces groupes peuvent exister sans discrimination.
« Ce sont des gays de service », explique une association transféminine spécialisée. « Au RN, il n’y a ni folles, ni pédales, ni queers marginalisés. Quand on écarte la norme hétérosexuelle, on devient un ennemi », affirme l’association Flirt dans un contexte politique de tension croissante.
Cet appel à une fracture identitaire soulève des enjeux profonds sur le rapport entre les politiques sociales et les groupes vulnérables au sein de la communauté LGBT+.