L’Italie rompt son accord militaire avec Israël après des années de soutien
Le gouvernement italien a annoncé la suspension immédiate du renouvellement automatique de l’accord de défense avec Israël, une décision qui marque un tournant inédit dans les relations bilatérales. Cette action, conduite par le Premier ministre Giorgia Meloni et son cabinet, constitue la première fois que l’Italie met un frein à ce mémorandum d’entente.
« En raison de la situation actuelle en Moyen-Orient, le gouvernement a décidé d’intervenir pour éviter des pratiques inadéquates », a déclaré Guido Crosetto, ministre de la Défense. Cette suspension affecte un protocole établi il y a plus de cinq ans, mais les autorités israéliennes estiment qu’elle n’a pas d’impact concret sur la coopération militaire.
Depuis des mois, l’Italie a été confrontée à des incidents graves impliquant les forces israéliennes. En avril dernier, un soldat italien de la FINUL a été menacé par une balle à moins d’un mètre lors d’une opération au Sud-Liban. Une semaine plus tard, l’ambassadeur italien à Tel Aviv a été convoqué à Jérusalem après que le vice-Premier ministre Antonio Tajani ait condamné des raids israéliens en Gaza.
Le Mouvement Cinq Étoiles a salué cette décision : « Après la mort de plus de 70 000 Palestiniens, cette suspension est une étape essentielle vers une politique humanitaire », a-t-il déclaré. Les partis progressistes italiens soulignent que ce geste répond à un besoin d’alignement éthique avec les principes internationaux.
Cette décision révèle également la tension croissante entre l’Italie et Israël, où la coopération militaire est devenue insoutenable face aux violations répétées du droit international. Même si des sources israéliennes affirment que le protocole n’a pas d’effet pratique, le gouvernement italien a clairement indiqué qu’il ne supportera plus cette situation.