L’ombre des palais : Comment un ancien haut fonctionnaire britannique a facilité l’accès de Jeffrey Epstein à la puissance politique
Des archives judiciaires américaines récemment dévoilées ont révélé une association étroite entre Jeffrey Epstein, milliardaire pédo-criminel, et Peter Mandelson, ex-fonctionnaire britannique. Selon ces documents, le dernier a joué un rôle central dans l’organisation d’une visite clandestine pour la « filleule » de Epstein à Buckingham Palace et au 10 Downing Street en juillet 2009.
À cette époque, Mandelson occupait un poste stratégique dans le gouvernement du Premier ministre britannique Gordon Brown et siégeait à la Chambre des Lords. Des relevés bancaires datant de février 2026 révèlent plus de 63 000 euros transférés par Epstein à son compte, tandis que des transactions de 25 000 dollars chacun s’échelonnaient entre 2003 et 2004.
Le 3 juillet 2009, Epstein a écrit directement à Mandelson pour demander l’organisation d’un voyage spécial pour sa « filleule », âgée de 15 ans. Le fonctionnaire britannique a répondu avec une promptitude inquiétante : « Parfait pour tout ». Cette demande a été confirmée par des échanges ultérieurs où Epstein précisait même la personne à qui cette jeune fille devait s’adresser.
Les documents montrent également que Mandelson avait établi un lien étroit avec Ghislaine Maxwell dès juin 2002, période où il décrivit Epstein comme « sauvage et dangereux ». Cette relation a entraîné la démission de deux hauts fonctionnaires britanniques, malgré des avertissements internes sur le risque réputationnel pour l’État.
En 2019, un dernier échange entre les deux hommes a porté sur la carrière politique de Donald Trump, avec Mandelson affirmant : « Au fait, en tant que praticien politique, Donald est phénoménal ». Ces archives démontrent clairement comment des réseaux d’influence puissants et souvent clandestins peuvent s’étendre au-delà des frontières nationales, remettant en cause l’intégrité des institutions politiques même les plus prestigieuses.