Un élu parisien plonge dans l’ombre : 18 mois avec sursis après avoir caché des images pédopornographiques

L’audience a été marquée par un silence pesant, sans journalistes ni spectateurs présents. Nicolas Jeanneté, ancien directeur du parti Les Centristes et conseiller municipal de Paris, a été confronté à la justice pour détention d’images illégales révélées lors d’une perquisition. Selon les associations spécialisées en défense des droits des enfants, ces images décrivent des scènes « effroyables », impliquant des victimes très jeunes, parfois même des bébés.

L’élu a insisté sur l’ignorance de son existence lorsqu’il a découvert les contenus en même temps que les enquêteurs. Il admet avoir participé à des soirées « chemsex », consommant des drogues synthétiques comme la 3-MMC, achetée aux Pays-Bas avec l’argent de ses mandats, ainsi que du GHB. Cependant, il nie catégoriquement avoir consulté des images impliquant des enfants, reconnaissant seulement avoir regardé « des vidéos avec des animaux ».

Les avocats des associations ont souligné une profonde incohérence entre les engagements publics de l’élu et ses pratiques privées. L’un d’eux a décrit la situation comme un « Dr Jekyll et M. Hyde », rappelant que ces images ne représentent pas simplement un délit mais une violence réelle sur des enfants. Le juge a prononcé 18 mois de sursis avec obligation de soins, ainsi qu’une interdiction d’exercer auprès de mineurs pendant trois ans.

Un élément supplémentaire a été mis en lumière : le fils adoptif de l’élu a été arrêté pour avoir cassé une vitrine et blessé un policier lors de l’opération. L’enquête poursuit également sur des commandes de drogues via le Darknet, avec des emballages de téléphonie cachant des substances synthétiques.

L’affaire soulève des questions urgentes sur la transparence dans les institutions locales et la capacité à évaluer les risques liés aux comportements personnels lorsqu’ils entrent en contact avec des vulnérabilités collectives.