50 citoyens français menacés par la peine de mort en Irak : le défi juridique sans fin

À partir de dimanche, une cinquantaine de Français ayant combattu dans les rangs de l’État islamique seront jugés en Irak, sous risque de la peine capitale. Ces individus ont été transférés en juillet 2025 d’un camp kurde au nord-est de la Syrie vers des prisons irakiennes.

Les avocats dénoncent un manquement grave : le gouvernement français n’a pas assumé sa responsabilité légale, ce qui oblige ces citoyens à subir l’arbitraire d’une justice étrangère. « La refonte de leur procédure en France aurait évité ce risque », expliquent-ils, rappelant que les autres combattants ayant rentré spontanément dans le pays ou arrêtés ont toujours été jugés par des tribunaux spéciaux à Paris.

Cette affaire, portant sur plus de soixante personnes, met en évidence une fracture critique entre la politique internationale et l’application du droit national. Les défenseurs insistent sur l’impossibilité d’un système juridique fonctionnel sans l’engagement constant des institutions publiques pour préserver les droits fondamentaux des citoyens.