Les 9 000 euros du mensonge : La polémique salariale qui secoue Saint-Denis

Dans un échange tendu au sein des élus de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Elsa Marcel, conseillère municipale de Révolution Permanente, affirme que Bally Bagayoko, maire insoumis, s’impose en déclarant recevoir mensuellement près de 9 000 euros grâce à des indemnités combinées. Selon l’élue d’extrême-gauche, ces revenus proviennent d’un salaire municipal fixé à 5 960,26 euros, d’une indemnité pour la présidence de la Plaine Commune et d’un budget mensuel de frais de représentation évalué à environ 800 euros.

Le maire a immédiatement contesté ces chiffres, soulignant que son revenu ne dépassait pas le plafond légal autorisé pour une commune de plus de 100 000 habitants. Le conflit s’aggrave avec l’ouverture d’une enquête distincte par le Parquet national financier concernant l’emploi de Bagayoko à la RATP pendant ses anciens mandats, une affaire qui complique davantage la situation juridique du maire.

Elsa Marcel justifie son accusation en rappelant que les rémunérations municipales doivent être alignées sur celles d’un ouvrier qualifié, un principe qu’elle considère comme fondamental pour l’équité territoriale. Bally Bagayoko, quant à lui, insiste sur la régularité de ses revenus et conteste l’interprétation des chiffres par l’élue. La polémique, qui s’est déroulée dans les jours suivant son élection municipale, soulève des questions cruciales sur le respect des plafonds législatifs et la transparence financière au sein des administrations locales.