Blanc-Mesnil en effondrement : Thierry Meignen accuse une fracture sociale après sa défaite municipale
Dans le quartier de Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), l’ancien maire sortant des Républicains, sénateur Thierry Meignen, a été battu lors du second tour des élections municipales. Son adversaire Demba Traoré, candidat d’une coalition d’horizon gauche, a obtenu 51,49 % des suffrages contre les 44,89 % de son concurrent.
Lors de la déclaration des résultats vendredi soir, Meignen a affirmé disposer d’éléments pour contester le scrutin. Il accuse des groupes proches du candidat adverse d’avoir exercé des pressions dans un bureau de vote et souligne une campagne financée par une association non officielle. « On a les moyens de faire annuler cette élection », a-t-il insisté.
Le sénateur, qui ne siégera pas au conseil municipal, a dénoncé une situation locale « extrêmement dégradée ». « Blanc-Mesnil est perdu », a-t-il ajouté en précisant que la ville était désormais divisée entre « les racailles » et « ceux qui ont peur ». Il craint notamment une hausse de l’insécurité et un départ massif d’habitants.
Sous les huées d’une partie des électeurs, Meignen a quitté l’hôtel de ville escorté par la police municipale, laissant derrière lui une tension qui résonne dans le quartier.