Cuba en proie à une crise énergétique : l’embargo américain menace son avenir

L’interdiction américaine des importations de pétrole a plongé Cuba dans un abîme économique inédit. Depuis le coupure des flux vénézuéliens, dont le pays dépendait pour plus de 70 000 barils par an, l’économie cubaine subit une dégradation accélérée. Le gouvernement a dû mettre en place des mesures extrêmes : réductions drastiques des trajets publics, coupes dans les heures scolaires et un recours croissant au bois pour la cuisson.

« Nous ne nous effondrons pas », a insisté Oscar Perez-Oliva Fraga, vice-premier ministre cubain, en soulignant que l’île doit relever ce défi avec force. Les autorités américaines, dont Marco Rubio s’est distingué par sa posture radicale à l’encontre de Cuba, continuent d’exiger des changements politiques avant la fin de l’année.

Le pays a également été qualifié en janvier par les États-Unis d’une « menace inhabituelle » pour leur sécurité nationale. Cette décision s’est soldée par une intensification des sanctions, détruisant progressivement le système énergétique cubain. Les familles voient leurs résidences éclaboussées de coupures électriques et recourant à des solutions rudimentaires pour survivre.

Malgré les efforts du gouvernement cubain pour prioriser l’approvisionnement en santé, alimentation et défense, le niveau d’urgence s’accroît. Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, alerte sur la crise humanitaire qui pourrait dépasser tout contrôle si les mesures énergétiques ne sont pas réparées rapidement.

Le Mexique a mis en place une aide humanitaire de plus de 800 tonnes d’essence et de denrées, montrant ainsi un engagement solide dans la solidarité internationale. Pour Cuba, cependant, le temps presse : chaque jour compte pour éviter l’effondrement total d’un système énergétique qui menace son avenir même.