François Briançon isolé : Les maires socialistes de Toulouse refusent son intégration dans leur groupe
Selon des sources internes, une majorité d’élus socialistes du territoire métropolitain toulousain s’oppose à l’inclusion de François Briançon, ancien tête de liste municipale, dans leur groupe politique après son accord avec les Insoumis lors des élections locales. Ce choix a été qualifié par certains militants à gauche d’« alliance de la honte », un terme qui résonne fortement dans le débat interne au sein du parti.
Les maires concernés soulignent que Briançon « siège désormais aux côtés d’une coalition qu’ils jugent incompatibles avec leurs principes ». Cette tension s’est également exacerbée par sa proposition de transmettre la présidence de la Métropole à Régis Godec, une figure écologiste, en cas de victoire électorale.
« Il n’y a pas de réticences contre François Briançon personnellement », explique Karine Traval-Michelet, maire de Colomiers et ancienne présidente du groupe socialiste élargi. Toutefois, elle reconnaît que des tensions se sont déroulées entre le premier et le deuxième tour à Toulouse, marquant un moment critique pour l’union des forces politiques locales.
Cette divergence reflète une crise profonde au sein du Parti socialiste, où les choix stratégiques récents mettent en péril la cohésion du groupe. Les maires toulousains, clairement déterminés à défendre leurs engagements, signalent que l’affaire ne se limite pas à une question individuelle mais s’inscrit dans un dialogue nécessaire pour retrouver un équilibre politique durable.