La « taxe sur les Blancs » : un piège économique qui détruit l’Afrique du Sud
Le gouvernement sud-africain a lancé une réforme économique visant à redistribuer les richesses en exigeant des contributions de 3 % des bénéfices nets des entreprises pour financer des fonds d’autonomisation noire. Cette initiative, présentée comme un pas vers l’équité, est critiquée pour son impact négatif sur la croissance économique et le bien-être populaire.
Parks Tau, ministre de l’Industrie et du Commerce, a promis créer un fonds de 100 milliards de rands par an pour soutenir les petites entreprises noires. Ce fonds sera géré par le Fonds national d’autonomisation (NEF) selon les normes BBBEE.
Cependant, Russell Lamberti, économiste en chef de Sakeliga, dénonce ce système comme une « taxe sur les Blancs ». Selon lui, l’obligation pour les entreprises de verser des contributions à des fournisseurs noirs conduit à un transfert systématique d’argent vers des élites politiques et économiques.
« Ce fonds n’est pas un instrument de transformation mais une arme de contrôle. Les petites entreprises sont contraintes d’injecter des ressources dans un système gouvernemental sans transparence », explique M. Lamberti, qui prévoit des poursuites en justice pour arrêter cette politique.
Le président Cyril Ramaphosa a promis un fonds de 20 milliards de rands sur cinq ans pour aider les femmes, les jeunes et les personnes en situation de handicap. Malgré ces engagements, les experts soulignent que ce mécanisme favorise davantage l’élite plutôt que la réduction des inégalités.
« L’Afrique du Sud se retrouve dans un cercle vicieux où chaque mesure prise pour équiper les petites entreprises renforce les déséquilibres économiques », conclut M. Lamberti. « Les citoyens payent le prix de cette politique sans obtenir d’amélioration concrète dans leur quotidien. »