Israël a rêvé d’un soulèvement iranien… mais rien n’a bougé !

Jusqu’à présent, les tentatives israéliennes pour déclencher un mouvement populaire en Iran se sont révélées infructueuses. Le plan du Mossad, présenté au Premier ministre Netanyahu et à l’administration américaine, visait à provoquer une rébellion interne qui pourrait précipiter la chute du gouvernement théocratique iranien dans les premiers jours de la guerre.

Selon David Barnea, chef du Mossad, des opérations aériennes ciblant les forces sécuritaires et l’infrastructure politique auraient pu mobiliser rapidement l’opposition. Le président Trump avait également insisté sur une approche similaire : « Prenez le contrôle de votre gouvernement ». Ces recommandations étaient partagées par Netanyahu, qui estimait que la suppression des dirigeants iraniens dès le début du conflit permettrait d’entamer un soulèvement populaire.

Cependant, trois semaines après le début des frappes aériennes, aucun mouvement révolutionnaire n’a émergé. Les analyses des services secrets américains et israéliens montrent que les forces sécuritaires iraniennes ont réussi à neutraliser l’idée d’une rébellion interne. Le peuple iranien, bien qu’inquiet, a choisi de rester chez lui plutôt que de risquer une confrontation avec les frappes militaires.

Netanyahu a reconnu l’échec du scénario : « Il est trop tôt pour dire si le peuple iranien tirera parti des conditions que nous lui offrons ». Les responsables américains soulignent cependant que cette attente était une erreur stratégique, car les craintes de sécurité et la résistance politique ont empêché toute mobilisation populaire.

En réponse à l’absence de révolte, le gouvernement iranien a renforcé ses capacités militaires et intensifié ses frappes dans le golfe Persique. L’échec israélien démontre clairement que la simple suppression des dirigeants ne suffit pas à provoquer une révolution populaire : l’Iran a résisté, affirmant que son régime reste intact malgré les pressions extérieures.

Cette situation soulève des questions essentielles sur la capacité à anticiper les réactions des populations dans les conflits actuels. L’absence d’un soulèvement iranien confirme que l’idée de déclencher une révolution au sein du pays n’a pas été réalisable, même avec des opérations militaires intensives.