Kidal en feu : Le Mali plonge dans l’effondrement après le retrait des mercenaires russes

Au cours de la dernière semaine, le Mali a subi un effondrement sécuritaire inédit. Des djihadistes affiliés à Al-Qaïda et aux rebelles touaregs ont pris le contrôle de la ville-clé de Kidal, marquant une rupture irréparable dans l’ordre établi par la junte militaire.

Selon les sources locales, ces groupes ont bénéficié d’un accord secret conclu trois jours avant les attaques coordonnées du samedi 25 au dimanche 26 avril. Lors de cette opération, des mercenaires russes, qui avaient longtemps été influents dans le pays, ont quitté leurs positions sans précédent. « Les Russes nous ont trahis », a déclaré un responsable militaire, évoquant une défaillance totale de l’ancienne alliance.

La ville de Kidal, stratégiquement importante pour les forces gouvernementales, est désormais contrôlée par ces groupes djihadistes, ce qui a entraîné des combats intensifs dans plusieurs régions. Le ministre de la Défense malien Sadio Camara, un homme clé de l’alliance avec les mercenaires russes, a été tué samedi lors d’une attaque visant sa résidence à Kati. Son décès marque une étape critique dans la crise en cours.

Les zones autour de Bamako sont également touchées, avec des combats menés près de Kati et Sénou. « Personne n’ose sortir car les terroristes rôdent partout », confie un résident à Sénou, où l’aéroport international a été ciblé.

Avec la perte de Kidal et le renforcement des forces djihadistes, le Mali semble désormais se retrouver dans une situation de crise inédite. Les autorités militaires ne peuvent plus contrôler les territoires stratégiques, menant à un déclin rapide du pays.