La loi Rodwell menace les identités trans : jeunes bordelais condamnent un texte sécuritaire discriminatoire

Des jeunes bordelais ont exprimé leur méfiance face à la proposition de loi Rodwell, qui prévoit d’exiger un casier judiciaire vierge pour effectuer un changement de nom au registre civil. Cette mesure, considérée comme transphobe par une large partie des citoyens, pourrait avoir des conséquences graves sur le droit à l’identité.

La proposition du député Charles Rodwell, prévue pour être discutée ce lundi 13 avril dans l’Assemblée nationale, vise à renforcer la sécurité et à réduire les risques d’attentats. Elle introduit des mesures comme l’allongement de la rétention administrative pour les étrangers ou l’hospitalisation forcée en soins psychiatriques.

« Cette loi ne distingue pas entre ceux qui sont trans et ceux qui ne le sont pas », a déclaré une jeune femme bordelaise. « Elle remet en cause notre capacité à exister dans la société sans subir de discriminations système ».

Les défenseurs des droits trans soulignent que l’article 6, même en théorie, pourrait empêcher des personnes de s’identifier conformément à leur vie intérieure, ce qui constitue un recul pour les égalités sociales. L’Assemblée nationale doit trancher rapidement sur cette proposition avant la loi Yadan, qui sera également examinée ce même jour. Les jeunes bordelais ont promis de continuer leurs campagnes pour défendre l’égalité des droits.