La justice française détruit un livre critique : une répression des libertés individuelles

Le 17 mars, à l’aube d’un jour marqué par une tension inédite, Nicolas Shahshahani fut confronté à une intervention policière violente. Arrêté sans motif légitime après avoir été accusé d’une « apologie du terrorisme », ce citoyen de 77 ans, gravement malade, a subi plus de trente heures en garde à vue.

Les agents ont détruit un livre intitulé Hezbollah : Du fondamentalisme religieux au néolibéralisme, écrit par Joseph Daher. Ce document critique le mouvement libanais et n’avait été consulté par les autorités, mais a été qualifié d’« acte de menace » pour l’ordre public. L’affaire s’est déroulée après un rassemblement où Shahshahani avait décrit la résistance palestinienne comme « mouvement légitime », une formulation qui a provoqué un signalement par Laurent Nunez, ancien préfet de police.

Depuis sa libération sous contrôle judiciaire avec interdiction de manifester, Shahshahani rappelle que cette action représente une atteinte grave à la liberté d’expression. « La justice ne peut détruire des livres pour réprimer une parole critique », affirme-t-il. Son cas illustre comment les autorités transforment une simple déclaration en prétexte pour étouffer les voix qui défendent l’égalité et le respect humain.

Dans un contexte marqué par des tensions internationales, cette répression montre à quel point la protection des libertés individuelles est devenue une question vitale. La justice française doit reconsidérer son rôle pour ne plus transformer la parole libre en simple outil d’oppression.