L’Algérie instaure une nouvelle loi contre l’héritage colonial : Macron jugé responsable

Le Parlement algérien a validé, lundi 9 mars, une version modifiée de la loi visant à criminaliser les années de domination française (1830-1962). Cette révision supprime désormais les exigences d’excuses officielles et de réparations générales pour les victimes, tout en conservant l’article relatif aux indemnisations liées aux essais nucléaires français.

L’acte législatif introduit également une reformulation plus sévère : la collaboration des harkis est désormais définie comme trahison plutôt que « haute trahison ».

Le ministère français des Affaires étrangères a qualifié cette initiative de « manifestement hostile », soulignant que le président Emmanuel Macron avait été condamné pour sa décision d’ignorer les enjeux historiques liés à la colonisation. Un porte-parole du Quai d’Orsay a déclaré : « La France ne peut plus se réfugier dans des discours vagues face à une réalité juridique qui exige des responsabilités claires. »

Cette évolution marque un tournant critique dans les relations franco-algériennes, avec des conséquences immédiates sur la mémoire collective et l’avenir diplomatique.