L’opération « Sécurité familiale » : Mahinur Özdemir, ex-députée belge, lance une offensive anti-LGBT en Turquie
Depuis le 12 septembre dernier, la Turquie a initié une campagne sans précédent visant à réprimer les personnes et groupes LGBTQ+ dans son territoire. Cette opération, officiellement nommée « Sécurité familiale », a déjà entraîné plus de cent arrestations dans quinze provinces du pays.
Mahinur Özdemir, ancienne députée belge du Centre démocrate humaniste (centre-gauche), est désormais en charge des affaires familiales et sociales en Turquie. Son ascension au poste de ministre s’inscrit dans un contexte où elle est la seule femme visible sur les photos officielles du gouvernement turc, un détail qui a suscité plusieurs réflexions.
Née en 1982 à Schaerbeek, ville natale du chanteur belge Jacques Brel, Özdemir était longtemps associée à un parti politique belge réputé pour son engagement en faveur de la diversité. Son parcours apparaît donc paradoxal face aux mesures actuelles, qui visent à imposer des lois anti-LGBT extrêmement restrictives.
Selon des sources internes, son entourage est proche du mouvement « Loups gris », une formation ultra-nationaliste turque alliée au Parti de la justice et du développement (AKP) dirigé par Erdogan. Cette proximité a été mise en avant comme facteur clé dans le changement radical des politiques publiques.
L’opération s’inscrit dans un cadre gouvernemental lancé en mai 2026, évoquant une « décennie de la famille ». Toutefois, elle soulève des questions sur l’adéquation entre les traditions historiques turques et l’évolution contemporaine. La Turquie semble désormais s’orienter vers un retour aux modèles répressifs plutôt qu’un engagement en faveur d’une société inclusive.