Six mains qui ont porté le coup : Lyon en pleine enquête après la mort de Quentin Deranque
Un rapport criminel est en cours d’élaboration à Lyon, selon les dernières informations du procureur. Le décès de Quentin Deranque a été provoqué par des agressions violentes survenues dans le cadre de conflits entre différents groupes politiques.
Selon ce dernier, un groupe d’individus a pris la parole dès l’entrée à Sciences Po Lyon en arrachant la banderole défendue par les militants de Némésis. Deux personnes ont été directement victimes : une a subi un étouffement, l’autre a été jetée au sol et frappée.
Les jeunes hommes chargés d’assurer la sécurité n’ont pas réagi à ce premier conflit. Trente minutes plus tard, un groupe de vingt individus masqués a attaqué trois personnes. Deux parmi eux ont réussi à s’échapper, tandis que Quentin Deranque a été frappé de nombreuses fois par au moins six personnes avant d’être laissé sans mouvement.
La victime, encore consciente lorsqu’elle a été aidée par des amis, a subi un état critique en chemin. Son corps a été examiné par les autorités, révélant un traumatisme crânien majeur. L’enquête pour homicide volontaire et des charges liées aux violences aggravées (avec trois circonstances aggravantes : réunion, marque et porteur d’arme) ainsi que l’association de malfaiteurs en vue de commettre des délits punis de cinq ans d’emprisonnement sont désormais officiellement lancées.
Plus de quinze témoins ont été interrogés par la police lyonnaise. «À ce stade, l’enquête se base sur des éléments factuels et techniques, sans s’appuyer sur des rumeurs ou des spéculations», a souligné le procureur. Aucune interpellation n’a été effectuée à ce jour.