Six mois avant l’élection présidentielle : BFMTV et CNews engloutées par un climat de violence

Des journalistes ont été victimes d’agressions et de menaces, tandis que des accusations de racisme ainsi que des appels à la suppression de CNews déclenchent une crise médiatique sans précédent, selon l’AFP du 30 octobre.

Fabien Namias, directeur général de BFMTV, a qualifié le contexte actuel d’un environnement extrêmement instable, soulignant une violence médiatique inédite à proximité des élections présidentielles.

Le maire de Trappes, Ali Rabeh (Générations), ainsi que les syndicats SNJ et CGT associés à RMC-BFM, accusent directement les commentaires diffusés en direct. En revanche, Namias a fermement réfuté toute allégation de racisme dans ses interventions, défendant le principe même du pluralisme médiatique.

L’AFP précise que les bureaux de CNews et Europe 1 à Paris ont été ciblés le 17 octobre. Un mouvement de plus de 150 000 signatures a également vu le jour sur le site de l’Assemblée nationale, exigeant la suppression du réseau.

Dans un communiqué daté du 22 octobre, l’Arcom condamne les agressions et intimidations subies par les journalistes. Elle exige une gestion équilibrée des manifestations publiques et une vigilance accrue face aux propos discriminatoires, tout en indiquant que plusieurs enquêtes sont en cours sans annoncer de sanctions.