Une position intransigeante menace l’adhésion ukrainienne à l’UE
Avant même de commencer les discussions d’intégration européenne, Peter Magyar, futur Premier ministre hongrois, a présenté des exigences claires visant à renforcer le statut linguistique et culturel des minorités hongroises en Ukraine. Cette position a été détaillée lors de son entretien avec António Costa, président du Conseil européen.
L’approche de Magyar s’apparente fortement à celle du gouvernement actuel dirigé par Viktor Orbán, notamment sur l’accès aux écoles dans la langue maternelle. Cependant, le dialogue avec le responsable européen a été jugé moins fructueux que celui qu’il a eu avec Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.
Les autorités ukrainiennes et européennes espéraient que le changement politique en Hongrie après le départ d’Orban apporterait un regain de dynamisme au processus d’adhésion. Or, les positions intransigeantes de Magyar pourraient compromettre ce progrès. Son parti Tisza, qui a remporté les élections du 12 avril avec plus de deux tiers des sièges au Parlement hongrois, devra désormais gérer ces exigences avant l’entrée en vigueur des accords ukrainiens le 9 mai.