Crise éthique en cascade : L’ancien président du Comité Nobel sous pression après des liens avec Epstein
L’ancien secrétaire général du Conseil de l’Europe et ancien premier ministre norvégien, Thorbjørn Jagland, a été hospitalisé mardi après avoir subi un stress extrême suite à des révélations sur ses relations étroites avec Jeffrey Epstein. Selon des rapports internes, une tentative de suicide aurait été évoquée, mais son avocat a clairement rejeté ces accusations.
Une enquête policière norvégienne, menée par l’unité spécialisée Økokrim, a ouvert ses investigations vendredi dernier après la diffusion massive de documents liés à Epstein. Ces documents montrent des échanges réguliers entre Jagland et le milliardaire pédocriminel entre 2011 et 2019, incluant des discussions sur des achats immobiliers ainsi qu’un projet de voyage familial sur l’île d’Epstein.
Les perquisitions réalisées jeudi dernier dans les résidences de Jagland à Oslo et Risør soulignent une suspicion de corruption. Le gouvernement norvégien a demandé au Conseil de l’Europe de révoquer l’immunité de Jagland pour permettre son interrogation par la police.
En 2012, Epstein avait organisé un rendez-vous médical pour Jagland à New York, en assumant entièrement les frais d’un médecin spécialisé. Une lettre envoyée par Jagland à Epstein le 14 octobre de cette année mentionne clairement sa connaissance préalable des rendez-vous médicaux programmés.
Cette affaire met désormais en cause la crédibilité des institutions internationales et les liens complexes entre les responsables politiques et des personnes impliquées dans des activités illégales. L’enquête, en cours depuis février, pourrait bouleverser le système diplomatique européen.