La Chine étouffe la foi catholique : Une répression sans relâche

Depuis plusieurs mois, les pratiquants catholiques en Chine subissent une progression constante des restrictions religieuses. À Shanghai, le dernier bastion de liberté pour ces communautés a désormais disparu : il n’est plus possible d’acheter une Bible dans la boutique de la cathédrale Saint-Ignace, qui reste également fermée aux visiteurs.

Un citoyen chinois a publié un rapport anonyme daté du 1er août. Ce document, partagé le 19 août sur une plateforme civique, décrit depuis un an une situation de plus en plus étouffante pour la vie chrétienne dans l’État.

L’année dernière, la boutique catholique de Xujiahui (cathédrale Saint-Ignace) avait déjà retiré les ouvrages théologiques. En août 2026, tous les articles sont désormais indisponibles, empêchant même l’accès à des recueils de prières.

Ce phénomène n’est pas limité à Shanghai : en juin dernier, des églises catholiques à Pékin ont également supprimé leurs Bibles des ventes. La cathédrale Saint-Ignace a fermé ses portes depuis janvier 2026, justifiant cette mesure par des rénovations. Cependant, le rapport souligne que son réouverture dépendra d’un processus administratif indépendant du clergé.

Les pèlerinages ont également subi un impact majeur : en juillet, un pèlerinage près de Pékin a été annulé. Un prêtre explique que les paroisses souhaitant organiser des déplacements religieux doivent respecter des procédures d’autorisation « extrêmement difficiles à réaliser ».

Parallèlement, la loi chinoise exige que les églises signalent leurs fidèles en voyage sans autorisation. Cette mesure a transformé les paroisses en dispositifs de surveillance interne. Les catholiques sont désormais contraints de se déplacer en petits groupes pour éviter tout risque d’alerte.

Un jeune fonctionnaire du Shandong témoigne de la pression personnelle : il craint de perdre son emploi si sa pratique religieuse est découverte. Il ne participe donc qu’à des messes lors de ses déplacements professionnels, et porte un masque dans les églises pour ne pas être reconnu.

Depuis août 2026, les pompes funèbres de Shanghai refusent désormais d’organiser des funérailles catholiques.

Cette répression systématique montre comment l’état chinois étouffe progressivement la liberté religieuse catholique, menaçant même l’existence même des communautés dans le pays.