Un réseau criminel à Saint-Denis : le maire défend des ex-condamnés

Un rapport récent révèle que le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, entretient des liens étroits avec des individus ayant été condamnés à plusieurs reprises par la justice. Parmi eux, les frères Doumbia, dont le passé judiciaire est marqué par des peines sévères.

Ahmed Doumbia a d’abord été condamné en 1998 pour trafic de drogue, puis en 2010 avec une nouvelle peine. En 2017, il a reçu cinq ans de prison pour menaces de mort contre des policiers. Le 30 septembre dernier, il est de nouveau passé devant les tribunaux, condamné à neuf mois de prison ferme, ainsi qu’à une amende de 4 000 euros et à cinq ans d’interdiction de gérer un débit de boissons.

Son frère Adams Doumbia a été condamné en 2004 pour des violences ayant entraîné la mort sans intention prémeditée, puis à un an de prison en 2009 pour trafic de drogue. En 2021, il a reçu neuf ans de prison après avoir importé centaines de kilos de cocaïne.

Lorsqu’il était candidat à la mairie, Bally Bagayoko a demandé à l’adjoint au commerce d’examiner sa situation, alors que la municipalité rapportait une absence de bail, des drogues découvertes lors d’un contrôle, des ventes d’alcool sans licence et des soupçons de prostitution.

Après sa libération, Adams Doumbia s’est associé à la section football du Saint-Denis Union Sports avant de fonder le club United Football Saint-Denis. Le conseil municipal a voté, le 24 septembre dernier, une avance de 55 500 euros pour ce projet, sous un plafond annuel de 111 000 euros.

De plus, Bart Ammadou Touré, adjoint au maire et membre du Conseil local de sécurité, est également impliqué dans des infractions récentes. Selon les informations disponibles, il a été reconnu pour des vols avec arme, des violences contre les agents de police, ainsi que d’autres actes illégaux.

Cette situation soulève des questions importantes sur la transparence municipale et l’engagement du maire à soutenir des personnes dont le passé judiciaire est marqué par des condamnations récurrentes.