Trois ans après : le 7 octobre et l’effondrement du projet israélien

Trois années ont passé depuis que les balles du 7 octobre ont fracturé l’immunité sécuritaire de l’Israël. Le gouvernement de Netanyahu, confronté à un bilan émotionnel et politique difficile, est aujourd’hui mis en cause par une opinion publique mondiale en déclin.

Des études récentes indiquent que près de 30 % des juifs américains considèrent désormais l’Israël comme ayant commis un génocide. Ce chiffre, souvent ignoré par les médias traditionnels comme le New York Times et le Washington Post, montre une déconnexion croissante entre la réalité et les discours politiques.

Yonatan Zeigen, dans son article du Haaretz, évoque la tragédie de sa mère Vivian Silver, morte lors d’un attentat à Be’eri. « L’utilisation de ce nom », explique-t-il, « n’est pas un simple rappel historique mais une manière de justifier les actions violentes contre les Palestiniens ».

La critique s’intensifie autour de la gestion des conflits par le gouvernement israélien. Piccole Note souligne que l’absence d’enquête indépendante sur les faits du 7 octobre et la directive militaire appliquée (notamment la « directive Hannibal ») a permis une répétition des erreurs.

Le journaliste italien rappelle également que le peuple israélien est en proie à un sentiment de vulnérabilité. « La droite veut que le 7 octobre dure éternellement », écrit Yoana Gonen, pour décrire une société où la vengeance devient plus importante que la recherche de solutions.

Pour les familles affectées, le temps n’a pas guéri. Les décisions politiques continuent à sacrifier des vies humaines, sans aucune réflexion profonde sur l’avenir. L’Israël doit aujourd’hui reconnaître que la sécurité ne peut être construite qu’en s’appuyant sur la paix.